Month: June 2015

Pourquoi ne devrait-on pas se laisser abattre par ses malheurs/problèmes?

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Quand je me reveilles tous les matins et que je descend dans la rue afin de trouver ma pitence quotidienne, comme toute personne responsable, je m’expose à toute sorte d’éventualité. Tout comme en interagissant avec les hommes dans une société ou une autre, je me retrouve face à des situations contrôlables ou non.

J’ai le plus souvent entendu des personnes autour de moi se lamenter et s’apitoyer sur leur sort, comme si les problèmes n’existaient que pour eux. En effet, si nous regardons autour de nous ou encore si nous nous connectons aux medias d’ailleurs et aussi bien sur la grande toile (Internet), ou mieux entrons dans les réseaux sociaux, nous allons bien nous rendre compte que les problèmes et challenges quotidiens existent partout dans le monde entier. La réalité est que les problèmes se situent à différents niveaux et dépendent aussi bien des réalités sociales que des comportement individuels ou de groupe. N’oublions pas aussi que la gestion de nos stress et problèmes internes dépendent d’un ensemble de facteurs intrin ou extrinsèques aux êtres humains, c’est-à-dire à nous même.

Parlons un peu de la Théorie de Maslow

C’est en 1970, dans la deuxième édition de son ouvrage Motivation and Personality, qu’apparaît l’exposé le plus complet de sa théorie de la motivation : la hiérarchie des besoins. Recherchant ce qui se cache derrière ces motivations, il met à jour cinq (groupes de) besoins fondamentaux : les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d’appartenance et d’amour, les besoins d’estime et le besoin d’accomplissement de soi. Cette taxinomie des besoins est, selon Maslow, universelle. En effet, le caractère particulier d’une motivation a pour origine les nombreux déterminismes tels que la culture, le milieu social ou l’éducation. Ainsi une personne peut satisfaire son estime en étant reconnue comme un bon chasseur par ses pairs et une autre en possédant du pouvoir. En conclusion, derrière chaque motivation ou chaque objet de désir se cache un besoin fondamental.

Maslow découvrit par la suite que les besoins s’inscrivaient dans le cadre d’une hiérarchie. Tous les besoins sont continuellement présents, mais certains se font plus sentir que d’autres à un moment donné. Par exemple, une personne démunie de tout est capable de mettre en péril sa vie pour se nourrir (dans ce cas, on observe que les besoins physiologiques ont plus d’importance que les besoins de sécurité). Autre exemple : le bizutage (les besoins d’estime ne se font pas sentir avant que les besoins d’appartenance ne soient relativement satisfaits).

Lorsqu’un groupe de besoins est satisfait un autre va progressivement prendre la place selon l’ordre hiérarchique suivant : besoins physiologiques > besoins de sécurité > besoins d’appartenance et d’amour > besoins d’estime > besoin d’accomplissement de soi.

Pyramide-de-Maslow

Les hommes vivent et apprenent à résoudre leurs problèmes selon le contexte social dans lequel ils évoluent. Très souvent, nous pensont que le “paradis” se trouve ailleurs pourtant lorsque nous changeons d’un lieu à un autres, nous nous confrontons à de nouveaux défits sans toutefois avoir fini avec ceux laissés derrière. A tout moment, on doit se poser la question de savoir à quel niveau de la Pyramide de Maslow se trouverait-on si on s’y projetait. On comprendra très bien que plus de la moitié de la population du tier-monde n’a pas encore réussi à résoudre l’énigme du premier niveau (Besoin Physiologiques) et de ce fait accuse des décenies de retard sur les pays développés. Dans ces contrées lointaines de nos cases en terre battue et de nos routes boueuses, se trouvent d’autres problèmes bien plus graves. Comme pour dire qu’à chaque niveau de besoins de la pyramide de Maslow, se trouve des difficultés et des challenges propres à cette étapes, à ce niveau, à cette réalités. Lorsqu’on a un bon travail et que on est sure de l’avoir pour toute sa vie, surviennent de nouvelles charges ou de nouveaux problèmes. Un fonctionnaire modeste avec 150 000FCFA de salaires mensuel au Cameroun est très conforté jusqu’au moment où il décide de se marier, d’avoir plutard des enfants, donc de changer de maison ou de ville…

La Pyramide de Maslow est un modèle qui nous permet en gros de visualiser a peu près a quel niveau de besoin nous nous trouvons. En effet, évoluant dans une société dynamique et donc évolutive, on se rend bien compte que lorsqu’un besoin précédent n’est plus satisfait, il redevient prioritaire. Seul, avec un salaire de 150 000FCFA, c’était bien, mais actuellement avec une femme qui ne travaille pas, trois enfants, ses parents, ses beaux parents et sa belle famille, sommes-nous toujours satisfait de ce salaire? pouvons-nous en ce moment manger à notre faim? Comme pour dire que lorsqu’un problème fini d’être résolu nait un autre, deux autres ou plus même encore et que nous devons tous les résoudre. Mais en fait, comment arriver à solutionner cette équation si complexe?

Rester orienter Solutions et non problèmes

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Je vais prendre des exemples très simples et ridicules à la limite pour être sure que mon message passera bien pour les multiples visiteurs de ce blog.

Cas 1: Vous vous levez un matin et vous avez rendez-vous avec un ami à 8h précise. Mais voilà qu’il commence à pleuvoir à 7h45 et ce jusqu’à 10h. Vous n’avez pas honoré à votre rendez-vous. la raison qui revient souvent est: “Je suis désolé car il pleuvait toute la matinée”. J’ai écouté cette excuse plusieur fois et j’en écoute encore et encore. Vous aussi, n’est-ce pas? Ou alors vous êtes de ceux qui utilisez cela pour justifier le manquement à une de vos responsabilité?

Cas 2: Vous avez faits de longues études ou non. Mais depuis des mois et voir même des années vous cherchez en vain du travail. Ceux que vous trouvez sont sous payés et sans contrat. Même si contrat, vous n’êtes pas assurés à la CNPS (Sécurité sociale dépourvu de tout sens au Cameroun). Et même si vous étiez assurés, ce n’est pas du tout de la sécurité sociale. Vous faites quoi? Continuer de chercher le travail sans assurance d’en trouver? ou alors vous décidez-vous de créer du travail pour vous et pour les autres?

Cas 3: Vous allez au travail le matin. A 12 heures pendant que vous vous appretez pour prendre votre pause, votre femme vous annonce au téléphone que votre fille est tombée gravement malade et se trouve en soins urgents à l’hôpital. Vous annulez votre pause et quittez votre travail sans mot dire pour vous rendre à l’hôpital? Oui vous le faites et à votre retour votre boss vous délivre un lettre de licenciement, car c’était l’ultime faute à ne pas comettre ou que par cet acte, vous avez fait perdre à l’entreprise un contrat de 100 millions?

Il existe des centaines de milliers de cas similaires que nous vivons tous les jours. Certains réussisent à s’en sortir et à résoudre leurs problèmes comme des champions, mais d’autres non. Je m’intéresse particulièrement à ceux qui ne parviennent toujours pas à résoudre leur challenges quotidiens. En fait lorsqu’un problème se pose à vous, il ne constitue que 10% car 90% de ce qui va suivre, dépendra de votre aptitude à gérer le problème, c’est-à-dire entièrement de vous.

Vous avez manqué au rendez-vous avec un ami à cause de la pluie, pourtant vous aurez bien pu prendre un parapluie et foncer pour satisfaire votre ami. Ou alors pourquoi passer sa vie à chercher un travail ou à travailler pour les autres alors qu’on a des ressources pour mettre sur pied son propre business? Lorsque l’on vous anonce que votre fille est gravement malade, pourquoi ne prenez vous pas de précaution avant de quitter votre travail? Sachant que vous n’êtes pas le docteur qui soigne votre enfant? Quelque soit le challenge qui se présente en nous, il existe multiple solutions possibles.

Le seul problème que l’on ne peut solutionner jusqu’à ce jour c’est la mort. Tous les autres ont toujours une solution, mais c’est à nous d’aller la trouver. Mais comment y parvenir?

1/ Accepter déjà qu’il ya un problème et qu’on doit trouver une solution.

Pour s’y prendre, il faut avoir du courage, car la vitesse à laquelle surgit le problème, ne nous laisse guère le temps de refléchir. Pourtant nous en avons besoin. Sinon toutes les décisions que nous prendrons en ce moment serait pleines de subjectivité. L’acceptation de la situation en elle même est déjà un début de solution face a un challenge. On conseille souvent de prendre du recul, de prendre une bouffée d’air. Faire de grandes inspirations-expirations afin d’alimenter le corps en oxygène car le choc émotionnel très souvent affecte directement le rythme cardiaque et donc le système respiratoire. Si à cause d’un problème notre corps ne réponds plus, soyons sûres que nous sommes fichus. Le fait est simple à comprendre. Quelque soit ce que nous ferons, le problème est réel et présent et en plus nous faisons actuellement face à lui. Ceci est une phase importante dans la résolution de conflits. Elle est souvent très négligée pourtant il est nécessaire que nous l’acceptions, que nous nous rendions à l’évidence et regardons la réalité en face, sans trucquage.

2/ Analyser la situation autour du problème.

Bien souvent les pistes solution se trouvent dans le problème en lui même. Si nous prenons le temps de nous poser les bonnes questions comme par exemple: Quelle est la situation réelle? Quelles en sont les causes et les conséquences? Quelles sont les personnes impliquées (parties prenantes)? On comprendra alors la relation et les connexions entres les différentes ramifications du problèmes et dès lors, on pourra dresser une liste de personnes éventuelles avec qui avoir un échange afin de mieux comprendre la situation. Après quoi survient la fameuse question: Comment peut-on la solutionner? Alors une façon très simple à laquelle nous avons la fameuse habitude de ne pas nous y risquer est d’établir une liste d’eventuelles solutions. Nous avons généralement une solution en tête et sommes convaincus qu’elle est la meilleure. C’est sans doute vrai mais pas toujours, parce que si nous nous essayons a faire une liste de possible solutions, nous verrons bien qu’il existe plusieurs façons. Surtout prenons en compte l’impact de ces mesures de solutions sur les parties prenantes.

3/ Evaluer les pros et cons de chacune des solutions possibles.

Cette prise en compte devient objective lorsque nous dressons une liste des pros et cons de chaque solutions possible. Donc sur du papier, je vous le conseille, mettre chaque solutions proposée suivie d’un tableau dans lequel nous listons les avantages et les inconvénients de chaque. C’est un dur labeur qui en vaut la peine. De ma petite expérience, je suis toujours en face des personnes qui disent tout savoir à l’avance, avoir tout pensé et mémorisé, mais au moment d’argumenter se perdent tous dans une almagame de notes virtuelles qu’ils avaient dans leur petit cerveau. Ecrire nous sert de repère pour nous même et aussi pour les autres. Les paroles s’envolent mais les écrits restent. Notre cerveau bien que très sofistiqué, ne peut cependant pas tout se rappeler d’un seul coup et sous émocion.

4/ Choisir celle qui possède plus d’avantage et moins d’inconvénients.

Lorsque nous avons fini cette guerre de pros et cons, alors nous devons choisir la solution qui présente plus d’avantages et moins de risque de causer un autre problème. A ce niveau si nous faisons un mauvais choix, il peut être fatal a notre stabilité ou même à celle du groupe que nous essayons de sauver et donc engendrer d’autre problèmes graves. Il ne faut pas oublier que dès l’étape d’acceptation de la situation jusqu’au choix de la solution, nous devons rester sobre et dépourvu de toute subjectivité. Nous ne devons pas seulement observer la situation de l’intérieur mais beaucoup plus de l’extérieur et si possible prendre des avis distincts des personnes ressources. La grande difficulté reside en fait à ce niveau. Car très souvent, nous sommes exposés à nos propres vérités, mais il faut s’y faire.

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